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Des petites histoires

 
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-> Science & culture -> Occulte & Mythologie
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Alexiel
Cherche mari riche

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MessagePosté le: Jeu 29 Déc - 00:03 (2005)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

Il me semble que pas mal de monde sur le forum connait ce genre de petites légendes, des petites histoires à morale qui viennent de partout et de tout temps et qui ne mettent pas forcément des dieux et des déesses en scène...donc je lance le topic ! En général ce sont aussi des histoires vachement cyniques voire atroces je trouve ! :lol:

En voici une pour commencer !

Le sanglier de Calidon : le roi Oeinus, en Etholie (en Grèce mais chais plus où) a un fils nommé Méléagre, une femme u peu sorcière, des beaux-frères et beaucoup de dévotion vis à vis des dieux de l'Olympe : il a donc l'habitude de pratiquer des sacrifices. Or notre bon roi est vieux, fatigué, peut-être myope, et un jour en énumérant le nom des dieux comme on se doit de le faire quand on leur rend hommage, il saute une ligne et oublie de citer Artémis, la vieille fille, la frustrée du Panthéon. Aussitot Artémis le punit en envoyant un monstrueux sanglier ravager les campagnes.

Les paysans viennent se plaindre au roi qui, pas fou, se prétend vraiment grabataire et demande à son fils d'aller chasser la bête à sa place, genre "si tu m'aimes tu dois le faire". Le fiston part donc en chasse, mais comme il est joueur il invite tous ses copains à la chasse. Comme il est fils de prince, le Méléagre, il a que des potes fils de rois et de princes, bref, il invite toute la jet-set dont Castor et Pollux (les frères de la bêêêêlle Hélène), Héracles, Jason, et une princesse nommée Atalante, bref, toute la jeunesse huppée du coin est là.

Tous se réunissent à Calidon et se mettent en chasse, seulement le sanglier se laisse pas faire et il en piétine un au passage avant de tuer un ou deux chiens avant de se faire avoir. Alors Méléagre achève la bête. C'est là qu'Atalante, parce que c'est une fille, d'une part, parce qu'entre temps Méléagre et lui ont eu le temps de tomber amoureux d'autre part, provoque un peu les autres chasseurs.

("Alors bande d'abrutis, vous êtes invités et on vous laisse même pas tuer la bête, vous craignez")

S'ensuit une dispute entre les chasseurs et Méléagre qui finit par en tuer un. Pas de bol, c'était son oncle, le frère de sa mère un peu sorcière. Laquelle, pas contente, de son château, plonge une statuette de Méléagre dans le feu.

Au même moment, dans sa forêt, Méléagre meurt aussitôt dans d'atroces souffrances.
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MessagePosté le: Jeu 29 Déc - 00:03 (2005)    Sujet du message: Publicité

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Miaka
Louve sauvage

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MessagePosté le: Ven 24 Mar - 01:58 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

Sympa comme histoire.
J'avais pas vu qu'elle était là, mais sympa ^__^

T'en as d'autres ? ^__^


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Midô Ban
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MessagePosté le: Ven 24 Mar - 02:02 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

J'la conaissait pas celle-là^^
Question sur Atalante: la BD qui porte le même nom, elle raconte aussi cette histoire ?
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Alexiel
Cherche mari riche

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MessagePosté le: Ven 24 Mar - 20:08 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

Réponse sur Atalante : je connais pas, je peux pas te répondre.
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Aldenoer
Fou furieux de Battlestar

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MessagePosté le: Ven 24 Mar - 20:23 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

L'histoire d'oedipe, d'où découle le fameux "complex"^^

Le roi de Thèbes, Laïos, inquiet de ne pas avoir d'héritier, alla consulter l' oracle de Delphes. Celui-ci prédit que le fils qui lui naîtrait tuerait son père et épouserai sa mère. Malgré ces fatales prédictions, un enfant naquit à la cour de Thèbes. Jocaste, sa mère, effrayée de la sentence de mort, l'abandonna sur le mont Cithéron, après lui avoir percé les chevilles avec une aiguille et les lui avoir liées avec une lanière. Des bergers recueillirent l'enfant ; ils l'appelèrent Oedipe ("pied enflé") et le présentèrent au roi de Corinthe Polybos, époux de Périboéa, qui, sans enfants, l'adopta avec joie et l'éleva comme son propre fils.
Un jour, un jeune corinthien apprit à Oedipe qu'il n'était qu'un enfant trouvé. Intrigué par cette révélation, Oedipe consulta l'oracle de Delphes, qui répéta l'horrible prédiction faite à Laïos : " tu tueras ton père et tu épouseras ta mère ". Persuadé que Polybos et Périboéa étaient ses véritables parents, Oedipe les quitta en hâte. Dans un défilé, non loin de Delphes, il croisa Laïos sans savoir que celui-ci était son père et, s'étant pris de querelle avec lui, il le tua en coupant le timon de son char. Ainsi s'accomplissait la première prédiction. Poursuivant sa route et parvenu aux portes de Thèbes, il rencontra le Sphinx, monstre terrifiant, qui posait une énigme aux voyageurs et les dévorait s'il n'obtenait pas de réponse. Oedipe sut trouver la bonne réponse et le Sphinx, dépité, se jeta du haut d'un rocher et se tua, délivrant ainsi le pays de la terreur. Accueilli à Thèbes comme un bienfaiteur, Oedipe fut nommé roi et épousa Jocaste, ignorant qu'elle était sa mère. Ainsi s'accomplissait la seconde prédiction. De cette union incestueuse naquirent quatre enfants, Etéocle, Polynice, Antigone, et Ismère, qui eurent tous une destinée tragique.
Quelques années plus tard, une peste s'abattit sur la ville, et l'oracle consulté répondit : " Il faut expulser de la ville le meurtrier de Laïos ". Contre ce meurtrier, c'est-à-dire contre lui-même, Oedipe, toujours dans l'ignorance de son crime, prononça une malédiction implacable. Mais bientôt les révélations embarrassées du devin Tirésias permirent au héros de deviner la vérité. De honte, Jocaste se pendit ; Oedipe se creva les yeux et, chassé de Thèbes, erra en mendiant dans la contrée, accompagné de sa fille Antigone, qui, seule, lui était restée fidèle. A la fin de sa vie, l'infortuné trouva asile en Attique, auprès de Thésée. A Colone, petit bourg non loin d'Athènes, les Erynies l'entraînèrent dans la mort. Toutefois, Thésée accorda une sépulture au corps de cette victime de la plus terrible des fatalités, car il était dit que le tombeau d'Oedipe serait un gage de victoire pour le peuple

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Midô Ban
Invité

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MessagePosté le: Ven 24 Mar - 20:37 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

Elle doit faire parti des histoires les plus connu celle-ci.
Mais c'est toujours bon de la lire si on connait pas tout les détails.
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Miaka
Louve sauvage

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MessagePosté le: Sam 25 Mar - 00:26 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

Oui elle est très connue cette histoire.
Tellement connue qu'elle me rappelle mon programme de Lettres de terminale avec les cours de M. Morisson.
Ah ! Quel homme... patient je dirais, avec ses élèves



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Aldenoer
Fou furieux de Battlestar

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MessagePosté le: Lun 22 Mai - 21:48 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

Je sais que nous sommes dans la catégorie "mythologie" , mais cela me semble le topique le plus approprié pour ce véritable "mythe" qu'est Guillaumet! (J'ai déjà ennuyé certains d'entre vous avec lui^^)
Ce texte est long, mais c'est une pure beauté^^





A l'appel du pilote le moteur rugit, l'avion s'ébranle, roule sur le sol détrempé, de plus en plus vite, en une impeccable trajectoire. Bientôt la béquille abandonne l'herbe, puis c'est le balancement lent, d'une aile sur l'autre, qui indique qu'on s'est libéré de la terre.
Henri Guillaumet s'envole pour la grande aventure...
Voici les premiers contreforts de la Cordillère des Andes ; comme la veille, le pilote se heurte à un ciel lourd de sombres nuages.
Guillaumet prend de l'altitude, découvre une trouée, s'y faufile, et ainsi, de cheminée en cheminée, parvient à un col dégagé.
Piège trompeur ! ... La haute vallée vers laquelle il se dirige est encombrée de nuées compactes, qui l'obligent à tourner en rond dans l'attente très problématique d'une éclaircie.
Au Sud, pourtant, une zone semble plus calme. Guillaumet se dirige vers elle et, dans le vent qui le secoue rudement, il monte jusqu'à 6.500 mètres, sans rien voir, en aveugle.
Mais tout se gâte!... Bientôt l'avion perd de l'altitude; au-dessous, le pilote distingue les montagnes sur lesquelles il risque d'aller s'écraser.
Meutri par le froid qui lacère son visage et par le vent qui traîtreusement s'infiltre par les fentes de son vêtement de vol, Guillaumet se rend compte qu'il ne pourra pas passer.
La Cordillère des Andes, aujourd'hui encore, est invincible!
Il décide de faire demi-tour, de regagner son terrain. La manœuvre n'est pas terminée qu'il est emprisonné dans des nuages de neige : il n'y voit pas à dix mètres, à peine distingue t il, dans un halo cotonneux, l'extrémité de ses ailes.
Les remous d'air atteignent une violence inouïe, il n'est plus maître de son appareil qu'une force irrésistible entraîne vers les roches. Impitoyablement, l'aiguille de l'altimètre persiste dans sa vertigineuse descente.
Trois ou quatre minutes s'écoulent ainsi puis, soudain, Guillaumet aperc5oit sous lui une grosse masse noire qu'il connaît bien et qu'il identifie d'un coup d'œil : La Laguna Diamante.
En quelques minutes, l'avion a perdu 3.000 mètres d'altitude. Sans visibilité, ou presque, au sein de la tempête de neige, Guillaumet se met à tourner en rond au-dessus du lac, s'écartant des parois rocheuses qu'il risque de heurter, espérant l'éclaircie bienfaisante qui lui permettra de fuir l'enfer.
Des minutes et encore des minutes s'écoulent, l'appareil tournant dans le cirque infernal. Bientôt l'essence s'épuise, la jauge tombe à zéro, il faut atterrir.
Les abords de la Laguna Diamante, heureusement, sont par endroits assez plats. Guillaumet choisit la bande de terre qui lui semble la plus propice, réunit toutes ses forces pour maintenir l'avion dans une position à peu près normale, descend, descend encore...
Les roues touchent le sol, rebondissent, reprennent contact, courent vite sur la neige qui s'éparpille' en étincelles blanches.
Mais la neige, cette neige que personne n'a jamais bravée ici se venge : l'avion capote !
Il est II heures 3 5 .
Guillaumet se relève indemne, regarde son appareil blessé hélice tordue, roues faussées, compensateur d'ailerons aplati.
Les malheurs survenus au Potez apparaissent au demeurant sans importance. Que pourrait faire Guillaumet de son avion reposant sur le dos ? ... Le redresser seul est impossible, et puis, on ne décolle pas d'un terrain recouvert de soixante centimètres de neige.
Dans quelques dizaines de minutes, quand l'heure prévue de son atterrissage aura sonné, il ne sera plus qu'un souvenir pour les camarades de la ligne. On le tiendra pour perdu : ils savent, eux, ces camarades, qu'on ne revient pas de la Cordillère des Andes...
Non! Guillaumet s'insurge : ce serait trop bête, vraiment, de ne pas réagir. Il n'est pas de ces hommes qui acceptent sans lutte le destin contraire.
- Je sauverai ma peau, dit il les dents serrées, je la sauverai!
Posément, il détache une pièce de tôle de l'appareil et, armé de cette pelle improvisée, creuse un trou dans la neige, sous une aile de l'avion; puis, déployant son parachute, il l'étale sur le sol gelé, y range bien soigneusement les sacs de courrier. C'est maintenant l'inventaire de la petite valise à vivres : une demi-bouteille de rhum, une boîte de corned-beef, deux boîtes de sardines à l'huile, deux boîtes de lait condensé, un réchaud à alcool solidifié, une boîte d'allumettes.
La nuit arrive, Guillaumet s'abrite dans son trou de neige, s'emmitoufle dans quelques chiffons, ferme les yeux et somnole, souvent réveillé par le froid intense qui lui mord les chairs.
Le jour enfin se lève, un jour sale avec au ciel des nuages sombres et bas noyés dans des tourbillons de neige. Sur son réchaud. à alcool, allumé avec beaucoup de peine, il se confectionne une boisson chaude, mélange de lait et de neige, puis se recroqueville sur lui-même et attend...

A Santiago du Chili, dans le bureau du chef de secteur du réseau aérien français en Amérique du Sud, l'atmosphère est lourde.
Cent fois déjà, le chef a demandé aux différents postes des nouvelles de Guillaumet. Et cent fois on lui a répondu qu'il n'y avait pas de nouvelles.
On vient de frapper à la porte: entre Antoine de Saint-Exupéry, l'un des plus vieux pilotes de la ligne
- Il ne faut pas se leurrer, Guillaumet est perdu ! ... lance le directeur.
Et les deux hommes gagnent la salle des pilotes. Avant d'abandonner tout espoir, le " patron " tient à bavarder avec les pilotes ardents, courageux, qui sont les compagnons du disparu.

Messieurs, dit en entrant le directeur, nous n'avons toujours pas reçu de nouvelles de Guillaumet.
Un silence pesant, terrible, mortel... et Saint-Exupéry parle à son tour
- Nous allons le chercher, nous allons décoller, nous allons explorer la montagne! ... Je veux croire au succès de ces recherches, Monsieur le Directeur... Et même si je n'y croyais pas, nous aurions le devoir, nous les pilotes de la ligne, de tout tenter pour sauver Guillaumet!
- Vous ne partirez pas, Saint-Exupéry. J'ai besoin de vous ici. Mais un autre peut décoller s'il le veut. Delley... par exemple ?. . .
- Oui, moi, tout de suite! répond Delley.
- Quoi qu'il en soit, Messieurs, poursuit le Directeur, et quel que soit le résultat des recherches que nous allons entreprendre, Guillaumet nous aura donné un grand exemple... Je sais, Messieurs, que vous préférez les actes aux paroles... Il faut cependant que je vous dise... oui, je dois vous dire que la ligne continue malgré les sacrifices, malgré les deuils... il faut qu'elle continue!
Et eux, les pilotes, très calmes, répondent tout bas, comme s'ils prononçaient un serment
- La ligne continue !
Là-haut, dans la Cordillère, la deuxième nuit s'écoule. Le froid est plus vif et notre pilote ne dort presque pas.
Au matin, c'est déjà le surlendemain du tragique atterrissage, le temps est sec et glacé. Engourdi par le froid, Guillaumet sort de son trou de glace, rassemble et contrôle ses fusées, guette le ciel.


Oui, il sait qu'on viendra à son secours. Il ne doute pas que ses compagnons de la ligne, guidés par leur chaude camaraderie, ne s'élancent à sa recherche sitôt la tempête calmée.
Et, vers neuf heures, le ronron d'un moteur trouble le mortel silence de la Cordillère. Guillaumet se dresse d'un bond, aperçoit l'avion, très haut, à 2.000 mètres au-dessus de lui. Et cet avion, il le reconnaît, c'est le deuxième PoteZ 2 f de la ligne.
Les fusées, déjà, zèbrent le ciel de leurs trajectoires prometteuses de délivrance. Mais les flocons blancs s'épanouissent loin au-dessous et en arrière de l'appareil qui poursuit sa route, disparaît... et Guillaumet sait désormais qu'il ne peut plus compter sur un sauvetage par la voie des airs.
Vite, mentalement, il additionne les chances de se sauver s'il abandonne son appareil blessé
après la tempête qui vient de sévir, il va profiter de trois ou quatre jours de temps calme et du clair de lune ; il possède une petite boussole et quelques provisions. Le courrier, protégé par des pierres, est disposé sur une table rocheuse. A dix heures, Guillaumet se met en
route vers l'Argentine, après avoir écrit sur l'enduit de la carlingue
N'ayant pas été repéré par l'avion, je pars vers
l'Est. Adieu à tous, ma dernière pensée sera pour ma femme. "
Son calvaire va commencer.
La grande quantité de neige et la haute altitude rendent sa marche extrêmement pénible, ses mouvements étant entravés
par le poids considérable de ses vêtements: il porte deux costumes, un pardessus, une combinaison de cuir.

Devant lui, le col s'élève à 4.000 mètres et il lui faut l'escalader! ... Des pas, des chutes, et puis encore des pas et encore des chutes...
La nuit le surprend bientôt. Il ne veut point s'arrêter et poursuit sa route à l'aide de sa lampe électrique. Il a si froid, il est si las, qu'il craint de faiblir à chaque instant. Pourtant, il ne s'arrête pas et plus tard il dira
- J'avais trop peur de m'endormir pour mon dernier sommeil... Je m'asseyais cinq minutes par heure, sur ma valise, et je faisais bien attention à ne pas me laisser engourdir.
La deuxième journée de marche est plus pénible encore. De temps à autre il fait tiédir un peu de neige sur son réchaud, quand il arrive à enflammer une allumette pas trop humide.
Voici enfin le fond de la vallée... Hélas, une montagne infranchissable se dresse devant lui, qu'il doit contourner, et puis encore escalader une pente haute de trois mille mètres !
Mais Guillaumet ne se décourage point : il sait que chaque instant gagné est une goutte de vie. Il se lance à l'assaut de la montagne : l'ascension lui prend toute la nuit.
Ses pieds commencent à geler : il enlève ses chaussures de vol dont les semelles sont décousues, ôte ses chaussettes en lambeaux, réchauffe ses membres inférieurs en les enveloppant dans son foulard et, ses pauvres pieds en sang, reprend sa marche inhumaine.
Le ronronnement d'un moteur d'avion, dans l'aprèS71nidi, lui fait lever la tête... Guillaumet n'est qu'un point minuscule dans le chaos des rocs; le camarade qui le cherche, Saint-Exupéry, ne l'aperçoit pas et disparaît.
Désormais, pour cet homme à bout de forces, les montagnes sont infranchissables. Guillaumet descend dans le Rio Llaucha, s'enfonce dans l'eau glacée jusqu'aux genoux. En huit heures, il parcourt à peine trois kilomètres...
Et, de nouveau, c'est la nuit qui tombe. Il ne s'arrête pas, lutte pas à pas, car il sait que s'arrêter c'est s'assoupir, s'engourdir, mourir.
A l'aube du mercredi, il abandonne sa combinaison dont le poids lui est devenu insupportable. -I1 tombe dans un ravin, fait une chute de cinquante mètres brutalement arrêtée par un gros rocher. Sa valise de vivres et sa lampe électrique sont perdues.
Les pieds en sang, à demi assommé, étendu sur la neige, il reste inerte. Alors, il rêve... oui, il rêve... Oh ! qu'il serait doux à son corps meurtri de s'abandonner là et de dormir. Comme un film se déroule sur l'écran, sa vie apparaît à son esprit. Il voit la chaude et intime maison où sa femme en pleurs ne veut pas encore complètement désespérer. Sa femme?... Mais voyons, il peut mourir, la compagnie d'assurances lui versera une grosse somme! Soudain, avec une étonnante lucidité, il se souvient d'une clause de son contrat d'assurance : " La Compagnie ne reconnaîtra la mort de l'assuré que si le décès a été constaté par un médecin de son choix, ou cinq ans après la date de l'accident, si le corps n'a pas été retrouvé. "
Et Guillaumet se redresse, titube, avec dans la tête une étrange pensée
- Il faut que j'aille mourir là où on pourra retrouver mon corps !
Devant lui, au sommet d'une pente, une table de roc se dresse:
- Je vais aller mourir là. On retrouvera mon corps...
Et après des efforts qui réveillent toutes ses douleurs, il parvient au rocher : mais pourquoi en rester là, pourquoi ne point poursuivre la lutte ? ...

Et Guillaumet se remet en route. Bientôt la vallée s'élargit, sa marche devient plus aisée.
En voulant traverser le Rio sur des rochers, il tombe à l'eau et le courant, très violent, risque de l'emporter. Il l'entraîne déjà quand Guillaumet, dans un suprême effort, s'accroche à un roc et remonte sur la rive opposée. Et toute la journée il marche, et toute la nuit encore.
L'aube du jeudi se lève sur un paysage miraculeux : une douce vallée allonge devant lui, à l'infini, ses herbages, ses arbres et ses verdures! Alors, enivré, il dévale les pentes à toute allure, mange quelques brins d'herbe pour atténuer ses crampes d'estomac, boit beaucoup d'eau et court, court encore, comme un fou, suivant une piste muletière que ses yeux hagards viennent de découvrir.
Des pas encore, et puis soudain un choc immense au coeur devant lui, une femme est là, à quelques mètres, qui garde des
chèvres. Il veut appeler, crier, hurler. Mais sa voix ne donne qu'un raclement sourd. Les chiens qui gardent le troupeau aboient, la bergère se retourne, recule épouvantée, empoigne son enfant, saute sur un mulet, s'éloigne...
Alors Guillaumet, qui un instant a entrevu le salut, s'écroule sur la terre brune et grasse, à bout de forces. La femme, heureusement, se retourne au bruit de la chute : un tel homme, exténué à ce point, ne peut être dangereux. Elle s'arrête, revient sur ses pas, s'approche. C'est une fille du pays; elle reconnaît les blessures de Guillaumet, les terribles blessures de la montagne !
Elle frotte le visage ensanglanté. Guillaumet revient à lui et, au bras de la femme, gagne le pauvre rancho de celle-ci. La brave paysanne le déshabille, le couche, l'aide à boire un bouillon d'herbes.
- Mon mari ne rentrera que ce soir, dit elle, il possède des remèdes. Vous serez vite d'aplomb.
Au soir, l'homme rentre. C'est un vieux contrebandier grisonnant, au visage tanné par l'air froid des altitudes. Il se montre incrédule quand Guillaumet affirme qu'il vient de la vraie montagne, de l'autre côté de la muraille, de la montagne qui jamais ne rend son homme... Pourtant la preuve est là, douloureusement marquée sur le corps meurtri du pilote. Le vieux montagnard retrousse ses manches, masse les muscles froissés, panse les plaies, étend des onguents sur la peau gelée et crevassée, confectionne des breuvages d'herbes odorantes... Puis il s'éloigne dans la nuit pour prévenir la police.
Le lendemain, le poste de San Carlos envoie une voiture automobile à la rencontre de Guillaumet qui, à dos de mulet, accompagné de son hôte, descend avec peine les quinze kilomètres de la pente
séparant le rancho de la route...
A Mendoza, hôtel Plaza. Saint-Exupéry, sombre et taciturne, déjeune tristement. Depuis des jours, il survole sans succès le versant argentin de la Cordillère des Andes : son grand ami, Guillaumet, reste introuvable.
Dans la vaste salle à manger, pleine de convives, la conversation roule sur la disparition du pilote français.
- Il est perdu, disent les uns. Jamais on ne le retrouvera. En cette saison, c'est impossible!
...
- Mermoz s'en est tiré une fois, reprennent les autres, mais la Cordillère ne laissera pas cette nouvelle proie lui échapper !...
Un garçon se dirige vers Saint-Exupéry, se penche
- On vous demande au téléphone, Monsieur.
Saint-Exupéry se lève, s'éloigne, disparaît dans la cabine... Son retour stoppe net les conversations. On le regarde : son visage est épanoui, resplendissant. Il ne prononce pas un mot, se précipite sur son manteau, disparaît sans payer l'addition.
- Guillaumet est sauvé! crie quelqu'un.
Saint-Exupéry, lui, court au terrain, saute dans un avion avec deux mécaniciens, Lefèvre et Abri, s'envole en direction de la route de San Carlos à Mendoza. Il vole en rase-mottes, à quelques mètres du sol, surveillant les rares véhicules qui glissent sous ses ailes. L'un d'eux, enfin, lui semble être la voiture de la police. Il repère un vaste champ, y atterrit, se précipite vers l'automobile qui a stoppé.
Déjà Guillaumet s'efforce de descendre. Saint-Exupéry s'avance, le reçoit dans ses bras : c'est un Guillaumet réduit des deux tiers, ratatiné, au visage ridé et marqué comme celui d'une paysanne centenaire... Ses pieds gelés se dérobent sous lui et il s'écroule dans les bras de son ami, la tête abandonnée sur son épaule, pleurant comme un enfant...
- C'est de plaisir, Saint-Ex, de plaisir que je pleure. Là-haut, je n'ai pas été aussi faible. je te jure, Saint-Ex, je te jure que je n'ai pas pleuré dans la Cordillère !... Et tout bas, en confidence
- Ce que j'ai fait, tu sais, une bête ne l'aurait pas fait !

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Sylph
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MessagePosté le: Lun 22 Mai - 22:08 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

Arff toujours aussi belle cette histoire!! Preuve que la volonté de l'être humain peut lui faire accomplir des prouesses inimaginables et faire endurer au corps ce que mille autres n'auraient pu endurer ....

et la fameuse phrase de fin "Ce que j'ai fais, tu sais, une bête ne l'aurai pas fait" ... ahhh ...
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Alexiel
Cherche mari riche

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MessagePosté le: Dim 27 Aoû - 14:31 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

Un enseignement yogi :

Quatre comportement intérieurs définissent l'ignorance et les souffrances de l'homme...

--> le sentiment d'individualité : face au succès, "je suis intelligent", face à l'échec, "je n'y arriverai jamais"

--> l'attachement au plaisir : la recherche du perpétuel contentement comme seul objectif

--> la complaisance dans la dépression : la hantise de souvenirs malheureux qui incite à se venger et à s'opposer à son entourage

--> la peur de la mort : le besoin maladif de se cramponner à son existence, preuve de son individualité, plutôt que d'accepter de vivre jusqu'à la mort en profitant de la vie ici bas pour mieux développer son être


Personnellement c'est surtout le premier chez moi ! :lol:




Mythologie sud-africaine :

"A l'époque où tous les animaux étaient encore des êtres humains, il était une fois un petit lièvre qui pleurait la mort de sa mère. La lune descendit le consoler :

- Ne t'inquiète pas, ta mère reviendra. Vois, moi-même j'apparais, je disparais, on me croit morte mais je réapparais toujours. Il en ira de même pour ta mère.

Le petit lièvre ne la crut pas, il alla même jusqu'à se battre avec la lune pour qu'elle le laisse pleurer en paix. Il la griffa si fort qu'elle en porte encore la trace. Alors la lune se facha et lui fendit la lèvre.

- Puisqu'il en est ainsi et que le lièvre ne me croit pas, il ne renaîtra pas comme moi la lune, mais il demeurera mort.

Quant au lièvre qui, en fait était un être humain, elle le transforma en un être apeuré tout juste bon à être chassé. Mais on ne doit pas manger une zone prcise du lièvre car ce morceau rappelle que celui-ci fut autrefois une personne humaine."




Mythologie mésopotamienne :

"Le pays des morts est le pays de non-retour.

Ceux qui y pénètrent ne reçoivent plus la lumière. La poussière et la terre sont leur seule nourriture. Ils sont vêtus à la manière des oiseaux. La poussière recouvre tout, les portes et les verrous.

Un jour Ishtar (déesse de la fertilité) descend au pays de non-retour. Après avoir traversé les 7 portes de l'enfer, elle se retrouve nue devant la reine Ereshkigal, qui l'emprisonne.
Depuis qu'Ishtar est descendue au pays de non-retour, le taureau ne féconde plus la vache, l'homme ne s'accouple plus avec la femme (il faut donc une intervention divine pour que l'homme cesse de penser à ça...). Les hommes envoient donc un ennuque à Ereshkigal, pour être échangé contre Ishtar, car en ce lieu la stérilité peut être échangée avec la fertilité. Ereshkigal le maudit alors :
- Ta nourriture sera celle des égouts de la Cité, tu resteras à l'ombre des remparts, tu habiteras sur le seuil des maisons, et les ivrognes et les assoiffés frapperont ta joue.

Ishtar franchit les 7 portes en sens inverse et tout rentra dans l'ordre."

Sauf pour le pauvre ennuque et tous les siens, donc... :lol:




Mythologie indienne d'amazonie :

"Jadis les hommes ne mouraient pas. Un jour cependant, une fille rencontra le dieu de la Vieillesse. Il échangea sa peau ridée et chenue contre la sienne, qui était souple et douce. Depuis, les hommes vieillissent et meurent."

Et les mauvaises langues vont dire qu'encore une fois c'est une bonne femme qui a tout fait foirer. :P
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Syonah
Sorcière des glaces

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MessagePosté le: Sam 14 Oct - 13:21 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

Je suppose que tout le monde a au oins vaguement entendu parler des 13 cranes de cristal?

Au 19ème siècle, des crânes de cristal ont fait leur apparition sur le marché européens, dont un appartient au British Museum, et un autre au Smthsonian Insttitution de Washington.

Authenticité :

Selon les experts, les crânes n'ont pu être faconnés que par des outils du 20ème siècles. En effet, ceux-ci sont intégralement constitué de cristal de quartz, le matériau le plus dur sur Terre aprés le diamant.Pour les faconner il aurait par exemple fallu des forets recouverts de diamant, technique que les amérindiens ne maitrisait pas. Les crânes provenant d'Amérique centrale, leur authenticité est sujet à controverse.

2 journalistes de la BBC ont demandé au British Museum de procéder à des tests. Ces tests avaient pour but de déceler des marques d'outils. Voici les résultats:

-Celui du British Museum comporte des traces de meules.Il est donc post-colombien.
-Celui de Washington aussi.

Ils sont donc tout les deux considérés comme faux.

En revanche, un des crânes, dit "à la croix reliquaire" a bien été fait à la main. Il est daté d'un peu avant ou après la conquête espagnole. Sur ce crâne et celui de Anna Mitchell-Hedges le porte parole du musée a déclaré :

"J'ai peur que nous ne soyons pas en mesure de faire des commentaires sur les deux autres crânes"..."l'équipe a recu pour consigne de ne pas faire de commentaire."

A noter que le British Museum nie avoir fait ces analyses!

Quoiqu'il en soit nous nous retrouvons avec 2 crânes authentiques sur les bras, celui à la croix et celui de AMH.

Mythes et traditions :

Selon les mayas, les crânes contiendraient des informations capitales sur les origines de l'Homme et son destin.
Toujours selon les Mayas, les Itzas venus de Atlantiha (Atlantide en Maya?) ont donnés les crânes aux Hommes.
Cette légende se retrouve dans les textes sumériens, les traditions orales amérindiennes et évidemment
Ce qui est intéressant c’est que l’Atlantide a toujours fait partie de la tradition orale des peuples amérindiens.
Cette « légende » se retrouve en Amérique du Sud, dans les textes des anciens Sumériens de Mésopotamie et bien sûr dans le Timée de Platon.

A Tula, une métropole Toltèques (plus de 1000 ans), il y a un temple dédié aux Atlantes. Derrière ce temple, il y a un "mur serpent" orné de bas-reliefs. Sur ce mur on retrouve une série de serpents à crâne humains
Ils représentent une série de serpents avec un crâne humain à la place de la tête.

Nous savons que ces crânes étaient utilisés au cours de cérémonies dont la signifiacation nous échappe. Cependant ces crânes sont anatomiquement parfait. Celui de AMH possède même une machoire articulée. Ce qui lui le vaut le nom de "crâne qui parle" ou "crâne qui chante", celui-ci ne serait pas le seul de ce type.

Dans la tradition amérindienne, au début il y avait 12 mondes. La Terre était la planète des enfants. Les 11 autres mondes ont rassemblés leurs connaissances dans des "ordinateurs" holographiques, les crânes. Ces "Anciens" les ont offerts aux Hommes. En plus de ces connaissances, ils aidèrent les Hommes à fonder 4 grandes civilisations : Mu, Mieyhun, Lémurie et Atlantide. Les 13 crânes étaient gardés dans un pyramide appelée "l'Arche". Les Olmèques, les Mayas et enfin les Aztèques en ont été les gardiens. Ces derniers en aurait fait un mauvais usage. Pour cette raison, aprés la conquête espagnole, les prêtres ont dispersés les crânes, car ensemble ils renfermaient trop de puissance pour que les Hommes les utilisent avec sagesse.

Si l'Homme continue de prendre à la Terre sans rien donner en échange, la 4eme monde et le 5ème Soleil, sui finiront le 21 décembre 2012 seront les derniers.


Vous remarquerez que la mythe de l'Atlantide a la dent dure :lol:

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Aldenoer
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MessagePosté le: Sam 14 Oct - 13:44 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

Crotte!
On va tous mourrir en 2012!!!
Ca vas être tendu de finir mes études et de fonder une famille en aussi peu de temps :lol:
Sinon très interessant!

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Alexiel
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MessagePosté le: Dim 22 Oct - 14:43 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

(à propos de tous mourir en 2012, vous avez pas entendu parler d'une histoire d'astéroïde de 20km de diamètre censé heurter la Terre dans 20 ans à peu prés ? y'a que moi qui ai entendu parler de ça ? :lol: )

Quelques petits flashs infos-mythologiques (ou pas !!!!!) made in moyen-orient :

- en Asie Mineure au 2ème lillénaire avant Jocelyn-Claude, les prêtres du culte de la déesse mère Cybèle s'auto-émmasculaient avec des couteaux en pierre en signe de dévotion (inutile de vous dire qu'ils mettaient peu de temps à canner derrière, et qu'on est contente d'être athée des fois :lol: )

- histoire d'un roi dont j'ai oublié le nom : il avait épousé une femme plus jeune que lui et surtout tréééééés belle, et il en était tellement contente, le macho, qu'il a voulu le montrer au chef de sa garde, un jeune soldat brave et fidèle, Gygès. Alors notre roi cache Gygès dans la penderie de sa femme et "allez rince-toi l'oeil et reviens me dire qu'elle est pas belle, ma femme, si tu l'oses !". Bien sûr la jeune femme s'en aperçoit. Pas contente, elle complote avec Gygès, fait assassiner son mari et épouse le jeune chef de la garde. Ben oui...méfiez-vous de la vengeance d'une femme...

- Mithridate est orignaire du Pont (en Turquie actuelle), il vit au temps où l'empire romain est déjà bien implanté. Il est le 3ème ou 4ème fils du roi du Pont. Pour commencer, il fait ce que tous les jeunes nobles de son âge font, il fait assassiner ses frères qui gênaient entre lui et le trône, puis attend sagement que papa casse sa pipe. Mais maman utilise son amant pour faire assassiner son roi de mari. Pas content, Mithridate fait assassiner maman et amant. Après cette enfance tout à fait normale (où, je crois, il a dû épouser une de ses soeurs à un moment où à un autre, mais rien d'anormal, ne vous en faites pas), Mithridate, devenu roi, décide de chasser du romain. Je vous passe les détails de sa guerre, et arrive enfin l'heure où il se fait ruiner par Rome. Comme tous les nobles, il ne veut pas être pris vivant et tente de se suicider en s'empoisonnant. Sauf que plus jeune, il avait entraîné son corps à résister au poison (normal, vu la famille qu'il avait) et du coup, ben il s'est raté. Alors il finit par demander à son garde du corps de lui trancher la tête avec sa hache.
Il parait qu'il a dû s'y reprendre à deux fois.

- Cléopatre (celle qu'on connait) a fait assassiner plusieurs de ses frères, s'est fait faire un fils par César vite fait bien fait, puis a perdu sa petite guerre familliale et a dû épouser son petit frère de 12 ans (alors qu'elle en avait plus de 20), puis a fait assassiner son petit mari pour aller avec Marc-Antoine et se faire faire trois gosses de plus...mais rien n'y a fait, quand les romains veulent gagner une guerre en général ils y arrivent, et finalement Mzrc-Antoine est tué, Cléopatre se suicide, le fils qu'elle a eu d'Antoine est jeté dans un brasier, ses filles sont mariées toutes jeunes à de vieux romains baveux, et son autre fils, qu'elle a eu avec César...ben on sait pas trop ce qu'il est devenu.


Aaaaah, qu'il était bon d'être ambitieux à cette époque là !
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Sylph
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MessagePosté le: Dim 22 Oct - 15:01 (2006)    Sujet du message: Des petites histoires Répondre en citant

L'histoire de l'astéroide ça fait un moment que c'est passé à la trappe je crois ^^
Histoire de mauvais calcul mais en fait il ne touchera pas la terre.

De bien belles histoires! émouvantes et tout
C'est là qu'on se rend compte que ... c'était mieux avannnttt :lol:
Je sais ce qu'il me reste à faire ... *va ajouter du cyanure dans la bouffe de ce soir*
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:37 (2017)    Sujet du message: Des petites histoires

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